La vie secrète des mots
Pourquoi nous ne parlons jamais de la même chose
Présentation
Sommaire
Extrait
Ce que vous trouverez dans ce livre
- Le sens privé des mots — expérience et sédimentation
- Labov : le phonème révélateur de position sociale
- Relativité linguistique — langues et découpage du réel
- Lapsus et désirs refoulés selon Freud
- Wittgenstein : sens comme usage, air de famille
- Quine et l'inscrutabilité du référent
- Flaubert et le mot juste comme outil de pensée
- Parole parlante — redonner du poids aux mots
Pour qui est ce livre
- Étudiants en linguistique, philosophie du langage ou sémiologie
- Enseignants de lettres et de sciences humaines
- Professionnels de la communication et de la rhétorique
- Praticiens du dialogue thérapeutique ou de la médiation
- Lecteurs cultivés attentifs aux usages sociaux du langage
- Chercheurs en sciences cognitives et sciences sociales
Questions fréquentes
Pourquoi deux personnes peuvent se disputer sans jamais parler de la même chose ?
Est-ce que la langue qu'on parle influence vraiment notre façon de penser ?
Qu'est-ce qu'un lapsus révèle vraiment sur celui qui le commet ?
Comment le vocabulaire qu'on utilise peut-il trahir sa position sociale ?
Peut-on vraiment être sûr de posséder le sens des mots qu'on emploie ?
Pourquoi appauvrir son vocabulaire est-il un problème pour la pensée ?
Pourquoi les mots du quotidien finissent-ils par ne plus rien dire ?
Comment les mots peuvent-ils servir à manipuler ou à exercer un pouvoir ?
Aller plus loin
La thèse centrale de cet ouvrage — que le sens d'un mot est toujours construit, situé et partiellement inconscient — croise plusieurs domaines que d'autres lectures permettent d'approfondir.
Du côté des mécanismes mentaux qui échappent à la conscience, Les mécanismes de défense psychologique explore comment l'esprit travaille à son propre insu, complétant ainsi ce que le chapitre sur le lapsus freudien esquisse. Dans un registre voisin, Dictionnaire des biais cognitifs recense les distorsions systématiques qui affectent notre jugement, dont plusieurs naissent précisément de la confusion entre le mot et la chose.
La question du sens comme usage partagé, telle que Wittgenstein la pose, touche aussi aux représentations que nous construisons de nous-mêmes et des autres. Comment surmonter les croyances limitantes aborde la manière dont certains mots intériorisés — des étiquettes portées sur soi — figent une identité et réduisent le champ des possibles, rejoignant ainsi la réflexion sur le pouvoir des mots.
Enfin, pour ceux qu'intéresse la dimension thérapeutique du langage évoquée dans le dernier chapitre, Thérapie par l'écriture prolonge concrètement l'idée que redonner du poids aux mots peut être un acte de transformation intérieure. La pratique de l'écriture y devient un moyen de retrouver, comme Ponge avec son huître, le contact réel avec ce qu'on nomme.
Ces lectures ne se substituent pas à cet essai : elles l'ouvrent vers ses conséquences pratiques et cliniques.